Le Omer, De Pessa’h à Chavouot, quand la réparation est préparation

Ecrit par Perle Friedheim

À Pessa’h, qui sonne l’heure de notre affranchissement, nous sommes devenus un peuple uni. Grâce à notre association de Tsédaka, vous vous êtes montrés à la hauteur du moment en aidant les pauvres d’Israël, puisque vous avez permis à des centaines de familles en grande difficulté de passer les fêtes dignement.

Alors que nous nous dirigeons vers Chavouot, nous avons voulu nous pencher sur le sens de cette période où l’expectative du don de la Torah est paradoxalement teintée de deuil suite au décès des 24 000 premiers élèves de Rabbi Akiva. D’après la Guémara (Yévamot 62b), cette épidémie trouvait sa source dans un manque de considération réciproque. Plus qu’une période triste, le Omer va donc être orienté vers la réparation, qui constituera la meilleure des préparations au don de la Torah.


Tel père, telle fille

Recommençant à zéro, Rabbi Akiva reprit cinq élèves, à partir desquels la Torah se répandit dans le monde. Il mit en exergue l’importance d’aimer son prochain comme soi-même, érigé en principe fondateur de la Torah, qu’il va transmettre à ses descendants et successeurs.

D’après la Guémara (Chabbat 156b), Rabbi Akiva avait une fille, et les astrologues chaldéens lui avaient prédit que le jour même de son mariage, elle périrait, mordue par un serpent. Or, le soir de son mariage, elle retira de sa coiffure une épingle qui la dérangeait et, pour la garder, la ficha dans un trou du mur. À son insu, l’épingle entra directement dans l’œil du serpent... qui guettait tranquillement sa victime. Le lendemain matin, en la récupérant, elle réalisa le miracle dont elle avait bénéficié lors de sa nuit de noces.

Son célèbre père l’interrogea : « Qu’as-tu fait pour mériter d’être sauvé du serpent ? » Au cours de la soirée du mariage, lui révéla-t-elle, un pauvre était venu et avait frappé à la porte. Au plus fort des festivités, personne ne l’avait entendu. C’est alors qu’ayant perçu le bruit, elle lui ouvrit et, dans un élan de générosité, lui offrit sa propre portion du repas ! C’est ainsi qu’elle échappa à son « destin », en vertu du principe « la Tsédaka sauve de la mort » (Michlé 10, 2).

  

Comment réparer la faille ?

Ainsi, par un travail de longue haleine, jour après jour, pierre après pierre, nous pouvons réparer cette erreur, et montrer à nos frères combien ils comptent pour nous.

Les sept semaines qui séparent Pessa’h de Chavouot sont particulièrement propices à ce travail

En effet, la Mitsva de Tsédaka se construit pas à pas, pièce après pièce, mérite après mérite, de manière régulière et continue. C’est par un suivi et un soutien constant et approfondi que l’on aide les plus démunis à retrouver la dignité, le sourire et la confiance.

Dans ce domaine, relevons le travail accompli par une importante organisation de Tsédaka : la Koupat Evyonim, à travers la distribution de bourses et la distribution régulière de repas à des familles en grande précarité.

Plus que jamais, il nous appartient de choisir la voie qui réparera la faille ayant marqué cette période de préparation au don de la Torah, en soutenant les pauvres d’Israël sur le long cours, pour les aider à retrouver l’équilibre et la dignité. Nous serons ainsi dignes, aux côtés de nos frères en détresse, de recevoir la Torah dans la joie et la largesse.

Pour consulter les programmes de Tsédaka pour les nécessiteux d’Israël, cliquez ici.

Soutien aux familles

Soutien scolaire à des jeunes de familles en difficultés financières

Donner

Matanot Laévyonim

Achat de jouets pour les enfants de 460 familles démunies D’une valeur totale de 50,000 euros

Donner

Colis Alimentaires

Distribution de 1,000 colis alimentaires, d’une valeur totale de 150,000 euros

Donner